le 5 décembre 2019 | Par: Mark Stacey, Grant Wang et Bill DeRoche

Facteur en cause par le passé

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Raisons pour lesquelles le contexte de rendement inférieur des placements axés sur la valeur est semblable à ce qu’il était dans les années 1990.

 

Les actions n’ont pas été bon marché ces dernières années. Les placements axés sur la valeur, un style qui a été rendu célèbre par Warren Buffett, ont souvent affiché un rendement inférieur par rapport à d’autres facteurs éprouvés et ont constitué le maillon faible dans bon nombre de portefeuilles. Cela s’est déjà produit avant et le moment est peut-être venu de commencer à considérer plus positivement la possibilité d’acheter des titres bon marché.

En fait, le contexte de rendement inférieur des placements axés sur la valeur est très semblable à ce qu’il était à la fin des années 1990 lorsque le cycle du marché tirait aussi à sa fin, pour ultimement laisser place au cycle d’expansion et de ralentissement des sociétés point-coms.

Durant la majeure partie des années 1990, les actions américaines de valeur ont affiché un rendement inférieur à celui des actions américaines de croissance, enregistrant des résultats considérablement réduits dans un contexte où les gains étaient démesurés. Sur une base cumulative, au cours de la décennie, les actions de croissance ont presque doublé les actions de valeur. Cependant, au début des années 2000, lorsque les cours boursiers se sont effondrés, le facteur valeur est celui qui a le mieux résisté, se dépréciant nettement moins que celui de croissance durant le repli et inscrivant un gain plus important une fois que le marché avait atteint son niveau plancher, pour ensuite commencer à se redresser.

Cela peut en partie être attribuable à la manière dont les différents secteurs du marché américain se sont comportés avant et après l’éclatement de la bulle technologique. Le secteur des technologies de l’information (TI), qui est synonyme de croissance, a été le secteur le plus performant tout au long des années 1990, suivi de ceux de la finance, des soins de santé, de la consommation discrétionnaire et des biens industriels, tandis que les secteurs axés davantage sur la valeur – y compris les actions des secteurs de l’énergie et des matériels – ont été les moins performants. Après l’éclatement de la bulle technologique, le classement des secteurs dominants s’est inversé, les titres de valeur et défensifs inscrivant les meilleurs rendements, et les actions du secteur des technologies de l’information accusant le retard le plus important.

 

Secteurs-chefs de file : les années 1990 contre les années 2010

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Source : Bloomberg LP, au 15 novembre 2019.

C’est également ce qui se passe au cours du cycle actuel du marché, les TI ayant surpassé tous les autres secteurs au cours des 10 dernières années. Mais les similitudes avec les années 1990 ne s’arrêtent pas là : le faible taux de chômage, le ralentissement de la croissance et les réductions de taux faisaient partie du contexte macroéconomique de la fin des années 1990 – comme aujourd’hui. Tout comme le spectacle que constituent les audiences de destitution du président des États-Unis.

Rien ne garantit aux investisseurs que ce que nous avons observé sur le marché au début des années 2000 se reproduise. Pourtant, ces derniers s’intéressent de nouveau à la valeur. En 2019, ce facteur a affiché un rendement supérieur à certains moments dans des régions et des secteurs différents à l’échelle mondiale. Certes, on ne peut affirmer avec certitude que le style axé sur la valeur continuera de se démarquer, mais les antécédents peuvent servir de fondement convaincant que de tels placements tendent à n’être délaissés que pendant un certain temps.

Les investisseurs doivent toutefois faire preuve de prudence et éviter de faire la course à un facteur de succès au détriment de tous les autres. En faisant appel à une approche axée sur des facteurs multiples, ils améliorent leurs chances d’obtenir, au fil du temps, de meilleurs rendements ajustés en fonction du risque.

Mark Stacey, cochef des investissements, Investissement quantitatif AGFiQ, et chef de la gestion des portefeuilles

Grant Wang, cochef des investissements, Investissement quantitatif AGFiQ, et chef de la recherche

Bill DeRoche, chef des investissements, AGF Investments LLC., et chef des stratégies non traditionnelles, AGFiQ

 

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