Marchés émergents dissociés :

Un regard éclairé sur les pays en voie de développement. Oui, l’année a été difficile. Mais les ME n’ont jamais été aussi essentiels au succès d’un portefeuille.

 

Les membres de l’équipe de gestion de placements d’AGF se sont récemment réunis pour une discussion sur les perspectives des marchés émergents (ME), au cours de laquelle ils ont présenté des observations cruciales pour permettre aux investisseurs de comprendre le contexte actuel.

Peu de personnes nieraient le fait qu’à ce jour, 2018 a été une année difficile pour les actifs des ME. Or, le consensus au sein de notre équipe est que les perspectives à long terme sont positives et, compte tenu des virages économiques en cours, que les investisseurs devraient voir les ME comme une partie intégrante de leur portefeuille à l’avenir.

Les questions et les réponses qui suivent ont été modifiées à des fins de clarté et de concision.

Les participants

Regina Chi, CFA

Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille Placements AGF Inc.

Tom Nakamura, CFA

Vice-président, Gestion et stratégie des devises, Placements AGF Inc.

Tristan Sones, CFA

Vice-président et gestionnaire de portefeuille, Placements AGF Inc.

Robert Yan, CFA, Ph.D

Vice-président et gestionnaire de portefeuille Gestion de placements, Highstreet

Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille Placements AGF Inc.

Regina Chi est vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, responsable des stratégies des marchés émergents d’AGF. Selon une philosophie d’investissement conforme à celle de l’équipe des actions mondiales AGF, elle recherche des sociétés de qualité qui revêtent des avantages concurrentiels viables à long terme doublés d’évaluations attrayantes.

 

Vice-président, Gestion et stratégie des devises, Placements AGF Inc.

Tom Nakamura est chargé d’élaborer des stratégies relatives aux devises et de conseiller l’équipe de gestion des placements d’AGF quant aux répercussions des mouvements de change, du point
de vue des titres à revenu fixe, des actions nord-américaines et
des titres spécialisés.

Vice-président et gestionnaire de portefeuille, Placements AGF Inc.

Tristan Sones est un membre clé de l’équipe des titres à revenu fixe AGF, au sein de laquelle il gère des portefeuilles mettant l’accent sur le rendement global et appliquant des stratégies axées sur les
marchés émergents.

Vice-président et gestionnaire de portefeuille Gestion de placements, Highstreet

Robert Yan a rejoint l’équipe de Gestion de placements Highstreet en 2008. Il y est responsable de la gestion des portefeuilles d’actions non canadiennes, tout particulièrement des portefeuilles mettant en œuvre des stratégies axées sur les marchés émergents, les titres internationaux et le secteur des infrastructures.

On commence à voir de nouveau des négociations en fonction des mérites de chaque pays, ce qui permet aux gestionnaires actifs de saisir des occasions.

- Tristan Sones

Q : Comment définiriez-vous le contexte de placement dans les ME jusqu’à maintenant cette année?

Tristan Sones : Il y a eu beaucoup plus de divergences et de volatilité que ce que nous avons généralement vu dans la foulée de la crise du crédit il y a une décennie. Cela découle en grande partie du resserrement des politiques monétaires après une longue période d’« argent facile » qui était nécessaire au soutien de la reprise économique après la crise financière, mais qui a également caché la faiblesse des facteurs fondamentaux dans bon nombre de pays en développement. C’est pourquoi on recommence à voir de nouveau des négociations en fonction des mérites de chaque pays, ce qui permet aux gestionnaires actifs de saisir des occasions.

Regina Chi : Il y a aussi eu une divergence sectorielle. L’an dernier, une poignée d’actions des secteurs des technologies et de la consommation discrétionnaire se sont fortement démarquées. Si vous ne déteniez pas ces titres, vous obteniez un rendement inférieur sur vos placements en actions des ME. Cette année, le rendement sectoriel a affiché un virage important. Depuis le début de l’année, l’énergie est en hausse de près de 18 % en dollars américains. Le secteur des matériels s’est aussi très bien comporté.

Robert Yan : On peut résumer de la même manière le rendement des styles de placement au sein des marchés émergents. Les actions à grande capitalisation ont continué d’afficher une bonne tenue, toutefois, les titres de valeur ont repris du terrain par rapport aux titres de croissance sur les ME au cours de l’année. D’autres catégories de titres, comme les titres à faible bêta et de qualité élevée, ont affiché des reprises rapides par rapport à leurs sous-performances précédentes. De plus, le rendement des facteurs a été très différent d’une région des ME à l’autre. Par exemple, la croissance a bien fonctionné jusqu’à maintenant en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMOA), mais l’Asie n’avait pas atteint de tels creux depuis 2008.

Tom Nakamura : Nous voyons également une différenciation entre les monnaies. Alors que les devises, de manière générale, ont été en baisse d’environ 11 %, plusieurs pays comme la Turquie et l’Argentine ont vu leurs monnaies chuter de beaucoup plus que 10 %.

Tristan Sones : Et nous pourrions voir cette différentiation s’accentuer au fur et à mesure que les politiques monétaires dans le monde deviennent encore moins coordonnées. La Réserve fédérale américaine (la Fed) a entamé une normalisation de sa politique monétaire, l’Europe n’a pas encore emboîté le pas et qui sait si le Japon le fera un jour.

Q : Quelle part de la faiblesse des ME est attribuable aux hausses des taux d’intérêt à l’échelle des catégories d’actif?

RC : Le bond des taux obligataires est assurément un des catalyseurs du rendement négatif des actions de ME,  qui a été exacerbé par la rhétorique de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine et les incertitudes planant sur le commerce entre les États-Unis et le Mexique.

TN : Au départ, le marché ne prévoyait pas quatre hausses de la part de la Fed cette année, mais il a fallu en tenir compte. Nous constatons aussi l’incidence du programme de la banque centrale visant la réduction de son bilan. La Fed amenuise graduellement son bilan, ce qui exerce aussi une pression sur les marchés.

TS : Le facteur le plus important à prendre en compte du côté des titres à revenu fixe est probablement que le taux à court terme sans risque aux États-Unis approche maintenant de 3 %. Les liquidités n’ont pas produit de résultat pendant dix ans, ce qui rendait les obligations à rendement élevé des ME plus attrayantes. Le rendement relatif des liquidités est maintenant beaucoup plus important.

RC : Les élections qui ont été tenues sont un autre facteur très important pour les ME cette année. On a vu tour à tour une montée de l’extrême droite et de l’extrême gauche, ce qui a aussi causé de la volatilité. Le populisme au sein des ME est un thème dont l’importance varie dans notre catégorie d’actif.

Q : À quel point est-il difficile de gérer l’incertitude des résultats électoraux et la géopolitique des ME?

TS : C’est délicat. Nous savons que les sondages ne veulent plus dire grand-chose. Vous pouvez établir un scénario de base prévoyant l’issue qui vous semble la plus probable, mais une surprise est toujours possible. C’est pourquoi un bon assemblage de portefeuille et une gestion attentive du risque sont essentiels.

RC : Vous devez faire abstraction des perturbations, sinon vous pourriez être pris au dépourvu et choisir le mauvais placement. Il s’agit simplement de se prémunir contre les risques transitoires à court terme et de voir plus loin. Vous devez sélectionner les titres appropriés.

TN : Tous essaient de se positionner en vue de différentes probabilités. Mais en définitive, vous obtiendrez un résultat quelconque. C’est une chose que de faire campagne et de faire des déclarations. Mais nous ne savons pas vraiment quelle allure prendra le gouvernement. Sera-t-il efficace? Sera-t-il à la hauteur? Tout cela crée de l’incertitude et de l’appréhension sur les marchés émergents.

RC : Les marchés produisent pourtant un effet puisqu’ils forcent les gouvernements à apporter des réformes. Comme nous l’avons vu en Turquie et en Argentine, la monnaie s’est dépréciée et on s’inquiète maintenant des poussées inflationnistes. Le gouvernement — si populiste soit-il — doit s’adapter, sinon il ne fera qu’endetter le pays davantage; cela devient un cercle vicieux.

Q : Êtes-vous optimistes ou pessimistes à l’égard de l’avenir des ME?

RY : Je suis optimiste à court terme compte tenu de l’importance des corrections que nous avons vues cette année. Les marchés émergents connaîtront des périodes de rendement inférieur à celui du reste du monde, mais comparativement aux sous-performances antérieures, celle des six derniers mois est extrême, puisque les ME accusent un recul de 14 % par rapport aux marchés boursiers mondiaux. Une telle sous-performance ne s’est produite que 10 % du temps depuis 1998 et présente donc une occasion attrayante d’augmenter l’exposition aux marchés émergents.

RC : Je suis optimiste, tant à court terme qu’à long terme, puisque les valorisations boursières sont très attrayantes. Les titres des ME se négocient maintenant à près d’un écart-type et demi sous la valeur du ratio cours-bénéfices moyen sur cinq ans. Les nombreuses préoccupations du marché relativement aux taux, aux monnaies et possiblement aux échanges commerciaux sont prises en compte. La grande inconnue réside dans les accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Tout cela mis à part, les catalyseurs positifs sont encore robustes. Par conséquent, nous demeurons enthousiastes à l’égard des marchés émergents.

Une année difficile pour les monnaies des ME

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Source : Bloomberg Finance L.P. Indice JP Morgan des monnaies des marchés émergents (EMCI), au 26 octobre 2018.

 

TS : Je suis d’accord. Il semble qu’on ait tenu compte de nombreuses mauvaises nouvelles. Par exemple, le taux de rendement absolu des obligations des ME en monnaies locales est près du haut de la fourchette. Il l’est également dans le cas des obligations des ME libellées en monnaies étrangères. Il existe encore plusieurs obstacles potentiels dans de nombreux pays, en ce qui a trait aux questions budgétaires; je suis donc un peu moins optimiste à moyen terme. Mais à long terme, je crois qu’il y a de très bons points d’entrée, à condition d’avoir une répartition stratégique quant aux ME.

TN : À très court terme, je suis légèrement prudent puisque je crois qu’il existe plusieurs risques; la Chine est à mes yeux le plus important. Mais je suis beaucoup plus confiant sur un horizon de plusieurs années. Je ne crois pas que l’économie américaine pourra encore longtemps maintenir la croissance qui lui donne une longueur d’avance sur le reste du monde. Si elle commençait à s’essouffler, on pourrait observer un véritable changement dans la circulation des capitaux et voir d’autres pays assumer un rôle de premier plan.

 

La grande inconnue réside dans les accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Tout cela mis à part, les catalyseurs positifs sont encore robustes. Par conséquent, nous demeurons enthousiastes à l’égard des marchés émergents.

- Regina Chi

Q : Où décelez-vous les meilleures occasions sur les ME à l’heure actuelle?

TS : Nous préférons les obligations de ME en monnaies locales, surtout en raison de la faiblesse des monnaies des ME. Je crois aussi que les pays qui font preuve de diligence à l’égard de leur situation budgétaire et de leurs réformes structurelles seront récompensés. Il y a aussi de très bonnes chances d’anticiper correctement le redressement de certains pays. L’Argentine en constitue un exemple parfait.

RC : Notre cadre de répartition favorise les pays dont le déficit du compte courant est faible, comme les Émirats arabes unis et la Thaïlande, que nous surpondérons. Les Émirats arabes unis ont tiré fortement parti de la hausse des prix du pétrole, et le pays a entamé un plan de relance budgétaire très expansionniste. La Thaïlande bénéficie aussi d’un solide surplus de son compte courant; elle a donc été relativement à l’abri de la faiblesse des monnaies des ME, en plus de profiter des prix du pétrole. Il s’agit de deux pays qui sont habituellement ignorés.

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Source : Bloomberg, au 24 octobre 2018.

 

RY : Au sein des ME, la valeur continue d’être attrayante à long terme. Toutefois, à court terme, la croissance y présente une occasion. Au cours des trois derniers mois, la valeur a surpassé la croissance de 8 % sur les ME. En 1998, la croissance et la valeur avaient tendance à afficher des rendements semblables sur des périodes de trois mois. On observe un rendement inférieur de 8 % de la croissance environ 2 % du temps; la croissance des ME est donc intéressante.

TN : À court terme, je crois que les monnaies d’Amérique latine seront celles qui connaîtront probablement les gains les plus importants. Du côté de l’Europe de l’Est et de l’Afrique, les pays comme la Turquie sont les plus grandes sources de préoccupations. La reprise de l’Afrique du Sud et de la Russie pourrait progresser davantage — ces pays sont probablement sous-évalués. Le profil de croissance de la Chine a suscité beaucoup de pessimisme dans le secteur des matières premières. Toutefois, je pense que les marchés ont mal évalué la vitesse de cette croissance et le contexte mondial dans lequel elle se produit. Je crois qu’en général, les monnaies asiatiques présentent un certain potentiel d’appréciation à long terme et qu’elles devraient être beaucoup moins volatiles au cours des années à venir.

 

Je crois qu’en général, les monnaies asiatiques présentent un certain potentiel d’appréciation à long terme et qu’elles devraient être beaucoup moins volatiles au cours des années à venir.

- Tom Nakamura

Q : Est-ce que les monnaies jouent un plus grand rôle au sein des ME que par le passé?

TS : Les effets de change ont toujours constitué un pourcentage élevé des rendements réels d’un portefeuille obligataire mondial. Et une monnaie flottante contribue souvent à stabiliser les économies qui subissent des pressions. Par exemple, l’Argentine a artificiellement dévalué sa monnaie avant de la laisser à nouveau flotter. Cette intervention s’est traduite par une poussée de l’inflation, mais elle a aussi créé un énorme potentiel pour les exportations. À long terme, c’était ce qu’il fallait faire.

TN : Les monnaies prennent certainement de l’importance en périodes de risques accrus; chacun doit déterminer si, à son avis, il s’agit d’un problème à court terme ou à long terme. Dans le premier cas, on choisirait probablement de couvrir son exposition aux monnaies. Ce qui est intéressant dans ce cycle, c’est que les écarts se sont resserrés; l’avantage dont profitaient habituellement les ME quant au rendement (par rapport aux MD) est bien moins important. Il n’a pas été onéreux de couvrir les devises cette année, ce qui a permis d’éliminer le risque. C’est pourquoi on observe des fluctuations assez prononcées des monnaies.

 

La croissance des ME continue de surpasser celle des MD

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Source : JP Morgan Economic Research, 19 juin 2018

 

Q : Compte tenu de ce contexte, quelle est l’importance des ME dans un portefeuille diversifié?

TS : Je crois qu’au fil des années, les investisseurs canadiens ont été réticents à investir dans des titres à revenu fixe à l’extérieur du Canada. Ils souhaitent que le volet à revenu fixe soit le plus stable possible, se disant : « Je prendrai plutôt quelques risques du côté des actions ». Pour cette raison, ils manquent peut-être de bonnes occasions. Et je ne crois pas que vous ayez besoin d’une grande exposition — il existe des avantages à détenir un certain nombre d’obligations des ME dans son portefeuille. Plus particulièrement pour les émissions libellées en monnaies locales. Si l’on examine les rendements globaux et les répartitions d’actifs, on constate que les placements dans des obligations des ME ont été avantageux sur un cycle complet.

RC : On ne doit pas oublier qu’une croissance économique se produit sur les ME. Il faut tenir compte du fait que la croissance du PIB est de plus de 6 % dans des pays comme l’Inde et la Chine, alors que sur les marchés développés, elle n’est que légèrement supérieure à 2,3 %. Maintenant, il faut aussi prendre en compte la consommation locale sur les marchés émergents. Par le passé, l’énergie et les matériaux étaient les principaux secteurs qui présentaient un intérêt. Les marchés émergents n’avaient donc pas beaucoup à offrir sur le plan de la diversification, surtout pour les investisseurs canadiens, dont les portefeuilles avaient une composition comparable au Canada.

TN : Et si le président Trump et le président Xi se réconcilient, que tous les tarifs sont abolis et que la liberté des échanges devient encore plus importante qu’auparavant, l’accès au marché chinois sera élargi, ce qui sera avantageux pour tous les marchés émergents.

 

Les marchés émergents connaîtront des périodes de rendement inférieur à celui du reste du monde, mais comparativement aux sous-performances antérieures, celle des six derniers mois est extrême.

- Robert Yan

Q : Et si cela ne se produit pas?

TN : Eh bien, nous pourrions voir une brisure de la structure économique mondiale — que ce soit en deux morceaux, l’un mené par la Chine et l’autre, par les
États-Unis, ou en plusieurs morceaux; nous pourrions nous retrouver dans un monde où il y a un plus grand nombre d’économies, ou de groupes d’économies fermés. Si inquiétante soit-elle, cette perspective incite encore plus à la diversification, car tous se retrouveraient dans des cycles économiques différents.

 

 

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