Fonds de revenu fixe Plus AGF

Par: • le 28 juillet 2017 •

Positionnement et perspectives à l’issue de la récente hausse du taux directeur de la Banque du Canada

HAUSSE DE TAUX DE LA BANQUE DU CANADA

La Banque du Canada a relevé son taux directeur le 12 juillet, une première en près de sept ans. La banque centrale juge que le redressement cyclique, qui a débuté vers la fin de 2015, est suffisamment bien ancré pour justifier une hausse de taux. Qui plus est, la banque centrale soutient que l’économie s’est déjà rajustée au choc du prix du pétrole qui a débuté vers le milieu de 2014 et que les deux baisses de taux adoptées d’urgence en 2015 n’étaient plus requises.


Nous nous attendions à une hausse des taux obligataires à la suite du creux de juillet 2016, car nous étions persuadés qu’une reprise économique mondiale était amorcée et qu’elle était soutenue par des statistiques économiques plus encourageantes et par l’augmentation des pressions inflationnistes. La Banque du Canada a laissé les taux inchangés pendant une période prolongée, en attendant que les exportations, les dépenses d’investissement des entreprises et l’activité économique reprennent du poil de la bête. Bien que les exportations n’aient pas augmenté autant que la banque centrale aurait aimé, l’économie tourne presque à plein régime grâce à la forte consommation. Ainsi, la Banque du Canada a jugé que la conjoncture économique ne justifie plus le recours à des mesures d’assouplissement d’urgence. Le changement soudain de discours de la banque centrale vers la mi-juin ne fait que refléter la croissance supérieure de l’économie canadienne par rapport à ses pairs. Par conséquent, la Banque du Canada a relevé son taux directeur lorsque le taux de croissance moyen du PIB a atteint 3,5 % au cours des trois derniers trimestres, comparativement à 0,9 % en 2015 et 1,5 % en 2016.


L’accélération de la croissance économique a soutenu la hausse du taux directeur et les taux des obligations d’État

 

PERSPECTIVES – D’AUTRES HAUSSES SONT À PRÉVOIR

Compte tenu du récent changement de ton à l’égard de la politique monétaire, nous nous attendons à ce que la normalisation des taux de la banque centrale aille au-delà de la simple élimination des deux baisses de taux adoptées d’urgence en 2015. La forte consommation a incité la banque centrale à réviser à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017 et 2018. Un autre facteur qui laisse entrevoir une amélioration des perspectives de croissance est notre anticipation d’une légère hausse du prix du pétrole plus tard cette année, étant donné que l’offre et la demande devraient se rapprocher de l’équilibre à mesure que les tendances de croissance mondiale vont s’améliorer et que l’offre va diminuer. Le rétrécissement de l’écart de production pourrait également entraîner une hausse du taux d’inflation. Bien que le taux d’inflation soit inférieur à la cible de 2 % de la banque centrale, le gouverneur Stephen Poloz a insisté sur la nécessité de cibler l’inflation, sachant que de 18 à 24 mois peuvent s’écouler avant que les décisions prises aujourd’hui ne fassent sentir pleinement leurs effets sur l’inflation1. Compte tenu de tous ces facteurs, nous croyons qu’à 0,75 %, le taux directeur est trop bas et qu’il va devoir augmenter.

 

DOLLAR CANADIEN

Le dollar canadien s’est apprécié considérablement depuis le début de mai et a monté en flèche par suite du virage à 180 degrés de la banque centrale. À court terme, nous croyons que la remontée du dollar canadien est exagérée, mais elle pourrait se poursuivre, compte tenu de la vigueur de l’économie, de la hardiesse de la banque centrale et de l’anticipation d’une baisse qui perdure (mais qui s’estompe). À moyen et à long termes, toutefois, étant donné que les marchés escomptent une autre hausse de taux dans les six prochains mois et peut-être d’autres en 2018, pour que le dollar canadien s’apprécie de façon marquée, il faudra soit une plus forte croissance économique, soit une augmentation du prix du pétrole. Bien que nous soyons à l’aise avec la vigueur de l’économie et du dollar canadien au cours des six à douze prochains mois, 2018 sera plus difficile. Le marché de l’habitation demeure vulnérable et a été un élément clé de la croissance économique ces dernières années. Le prix des maisons et le volume des ventes ont diminué dans les grands marchés et le retour de tendances aussi fortes qu’avant l’entrée en vigueur de la loi adoptée par le gouvernement de l’Ontario en avril sera probablement de courte durée. À notre avis, même si d’autres hausses de taux d’intérêt vont probablement ralentir le marché canadien de l’habitation, la Banque du Canada sera incapable d’amorcer un cycle prolongé de hausses de taux ni de hausses marquées, parce que cela rendrait l’économie vulnérable à une récession.

 

FONDS DE REVENU FIXE PLUS AGF

POSITIONNEMENT EN FONCTION DE LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE ET DE LA POLITIQUE MONÉTAIRE CANADIENNES

Étant donné que nous anticipions une hausse des taux obligataires, nous avons maintenu une duration approchée sensiblement plus courte que le point de repère (à l’heure actuelle, elle est de 0,4 an plus courte que celle de l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada, qui représente 94 % de la duration de l’indice de référence) au cours de la dernière année. De plus, nous avons recours à la gestion active des devises au sein du portefeuille, principalement pour réduire les risques, mais aussi pour procurer autant que possible une valeur ajoutée aux porteurs de parts. Ainsi, nous avons augmenté la couverture de l’exposition du fonds au dollar américain à environ 85 % plus tôt cette année, pour une exposition nette au dollar américain d’un peu plus de 2 %, parce que nous avions l’impression que le marché sous-estimait la vigueur du dollar canadien. Nos décisions de maintenir une duration plus courte que l’indice de référence et une exposition minimale au dollar américain ont toutes deux contribué au rendement du fonds.


Néanmoins, nous n’avons pas raccourci davantage la duration à ce stade-ci, car nous croyons que nous sommes encore en présence d’une tendance séculaire de faible croissance, de faible inflation et de faibles taux d’intérêt. Qui plus est, nous sommes dans la phase de maturité du cycle économique. Par conséquent, bien qu’on note cette année une augmentation du taux de croissance sur douze mois dans certaines régions comme l’Europe, le Canada et la Chine, il sera plus difficile de maintenir la cadence l’an prochain. Par ailleurs, le resserrement de la politique monétaire va éventuellement devenir un obstacle, d’autant plus que le taux d’endettement est élevé. Un jour, ces facteurs vont provoquer une nouvelle vague de faiblesse du dollar canadien. Par conséquent, même si nous maintenons une faible exposition nette au dollar américain, nous prévoyons l’augmenter à moyen terme.

LE «PLUS» DU FONDS DE REVENU FIXE PLUS AGF CONTRIBUE AU RENDEMENT

Compte tenu de l’augmentation de l’évaluation des obligations à rendement élevé et convertibles et du fait que le cycle du marché des capitaux tire à sa fin, nous avons légèrement réduit notre exposition aux titres dits «Plus», pour la ramener à environ 11 %, par rapport à environ 13 % plus tôt cette année. Or, nous sommes conscients que le volet «Plus» a procuré une valeur ajoutée, cette année et à long terme, et a contribué à atténuer l’incidence de la hausse des taux obligataires depuis la mi-juillet 2016, lorsque les taux ont touché un plancher. Par conséquent, nous continuons de chercher des occasions de placement qui recèlent un bon potentiel de croissance pour procurer une valeur ajoutée, sans pour autant exposer le portefeuille à des risques indus.


Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre représentant des ventes AGF ou visitez le site AGF.com.

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Le Groupe mondial Avantage fiscal est une SICAV offrant actuellement environ 20 catégories de titres. En plus d’une gamme de fonds diversifiés en matière de style de gestion, de région géographique et de capitalisation boursière, l’un des avantages clés de l’investissement dans l’une ou l’autre des catégories de ce groupe est la possibilité de répartir les dépenses (et pertes) encourues dans le cadre de la structure, afin de potentiellement compenser le revenu réalisé et ainsi réduire au minimum les chances que des dividendes soient déclarés. Pour une explication plus détaillée, visitez le site AGF.com/denis.

Source : FTSE. Tous les droits relatifs à l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada («l’indice») sont réservés à FTSE International Limited (FTSE). «FTSE®» est une marque de commerce de London Stock Exchange Group of companies; elle est utilisée par FTSE aux termes d’une licence.

Date de première publication : le 19 juillet 2017.