La demande mondiale d’infonuagique guide le succès des voitures autonomes

Revue des voitures autonomes

le 5 octobre 2018 • Voitures autonomes

Voici un fait intéressant : l’idée de voir un jour circuler des voitures autonomes remonte à 1939, lorsque General Motors a dévoilé son plan de voitures autonomes à son pavillon Futurama dans le cadre de l’Exposition universelle de New York.

Même si cette innovation révolutionnaire se prépare depuis près de huit décennies, on peut s’attendre à ce que les voitures autonomes engendrent un changement de paradigme à l’échelle mondiale et des bénéfices incroyables pour l’humanité — ces voitures contribueront à sauver des vies, à diminuer l’encombrement de la circulation et même à stimuler notre productivité. Par exemple, un Américain moyen passe 101 minutes par jour en voiture, ou 37 935 heures de sa vie, selon Harvard Health Watch. C’est beaucoup de temps qui pourrait être consacré à la lecture de matériel de préparation à des réunions, au visionnement de Netflix en rafale et au rattrapage de sommeil.

Ce changement est déjà à l’origine de la création de nouvelles occasions de placement sur le plan local et à l’échelle mondiale, par des sociétés diverses, depuis les pionnières en matière de nouvelles technologies de logiciel, jusqu’à celles qui réalisent du matériel innovateur.

Il ne fait aucun doute que le secteur traverse une période d’évolution. Lexus, BMW, Google, Apple et Uber, ainsi que des piliers comme Ford et GM, ont tous emboîté le pas pour concevoir de nouvelles technologies en matière de conduite autonome. Même si la conduite pleinement autonome en est encore à l’étape d’essais avancés, on estime que d’ici 2040, les ventes annuelles mondiales de voitures autonomes se chiffreront à 33 millions $, selon les analystes du secteur automobile de IHS Markit.

 

Quels sont les facteurs d’influence de cette occasion d’affaires?

À AGF, nous sommes surtout intrigués par les possibilités à l’échelle mondiale que présentent ces technologies nouvelles et les nouveaux fournisseurs facilitant la réalisation de voitures autonomes. Nous voulons aussi savoir comment de tels véhicules transformeront le monde qui nous entoure. Après tout, le modèle T de Henry Ford surnommé « Tin Lizzie » n’a pas que remplacé le chariot. Il a révolutionné la production manufacturière et même notre façon de vivre et de voyager — inaugurant une nouvelle ère de motels, de centres commerciaux de banlieue et de cinémas pour automobilistes.

Tandis que l’effet combiné de l'intelligence artificielle (IA), de la puissance de traitement de l'ordinateur et de l'internet des objets a permis l’avancée des voitures autonomes, les réseaux complexes des technologies nouvelles comportant des capteurs et des caméras permettent aux voitures autonomes de circuler sur les routes tout en interprétant des points de données multiples, et ce, dans des conditions routières qui changent constamment. Entre-temps, même l’intérieur des véhicules est repensé, afin de privilégier le confort et la flexibilité, notamment au moyen de sièges pivotants, sans compter l’ajout d’autres options au système de divertissement.

En ce moment, toutefois, notre stratégie de placement cible quelques éléments essentiels de la technologie habilitante comme l’infonuagique, le stockage des données, les technologies de l’image, la LIDAR (Light Detecting and Ranging, c.-à-d. détection et localisation par la lumière), la cartographie et la connectivité.

  • Les technologies de l’image comprennent les systèmes d’aide à la conduite qui contribuent à prévenir les accidents imminents en traitant l’information visuelle.
  • La LIDAR est une méthode d’arpentage qui mesure la distance d’une cible en l’illuminant à l’aide d’un faisceau lumineux pulsé et mesure les faisceaux réfléchis à l’aide d’un capteur.
  • La cartographie est un autre élément essentiel du casse-tête que représente la conduite autonome. Les cartes à haute définition détaillées sont nécessaires pour permettre aux véhicules autonomes de se déplacer de manière sécuritaire.
  • À l’intérieur du véhicule, de puissantes plateformes informatiques décortiquent toutes les données recueillies par le capteur et déterminent le chemin le plus sûr en temps réel.
  • Chaque voiture autonome fonctionnera à l’aide d’un « enregistreur de données », semblable à la « boîte noire » d’un avion, qui enregistrera des données recueillies par ses capteurs et systèmes pendant au moins 30 secondes avant une collision et nécessitera une plage de mémoire et de stockage à haute vitesse.

 

Adieu au garage double, finie la rage au volant

L’impact social des véhicules autonomes sera vraisemblablement aussi important, si ce n’est plus, que celui qu’a eu la création de Ford en 1908, avec l’avènement de la culture de masse automobile. Dans un monde de voitures autonomes, par exemple, le nombre de décès provoqués par des conducteurs en état d'ébriété sera probablement réduit, tout comme le nombre de contraventions pour excès de vitesse, ce qui poussera les municipalités à se pencher sur de nouvelles sources de revenus. On assistera probablement aussi à la prolifération des banlieues. Les sociétés de covoiturage comme Uber et Lyft pourraient choisir d’offrir des niveaux de service distincts — une limousine pour une sortie de soirée, par exemple, ou un VUS pour un séjour de ski.

Personne ne s’attend à ce que le changement se produise du jour au lendemain. En fait, cela pourrait prendre des décennies avant que l’on puisse pleinement observer l’incidence des voitures autonomes et des perspectives sociales, économiques et commerciales. Pourtant, de nombreuses occasions s’offrent déjà aux investisseurs. Nous sommes d’avis que les investisseurs disciplinés sont bien placés pour tirer profit de cette nouvelle ère, qui n’était jadis qu’un rêve, un dessin exposé il y a très longtemps au pavillon Futurama de GM.

Les commentaires que renferme le présent document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général basés sur des informations disponibles au 5 octobre 2018 et ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer et le gestionnaire de portefeuille n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement prises par des individus et découlant de l’utilisation ou sur la foi des renseignements contenus dans ce document. Nous invitons les investisseurs à obtenir les conseils d’un conseiller financier.

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