À quoi peuvent s’attendre les investisseurs en 2018?


La correction des actions mondiales attise la peur d’un repli persistant qui mettrait fin à l’une des poussées haussières les plus longues et les plus rentables de l’histoire. Même si on s’attend à ce que la volatilité récente se poursuive, la croissance économique mondiale continue de soutenir les bénéfices élevés des sociétés, qui pourraient propulser les cours des actifs encore plus haut pendant les prochains mois.

Voici les éléments clés qui, d’après nous, vont stimuler les marchés pendant le reste de 2018 et orienter notre méthode de placement rigoureuse.

Les caractéristiques fondamentales soutiennent la croissance des marchés

  • La résurgence de volatilité représente un retour à des conditions plus normales.
  • Une meilleure croissance mondiale contribue à des bénéfices plus sains, ce qui devrait continuer d’apporter un bon soutien aux actions.
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L’influence « imprévisible » du gouvernement sur les marchés financiers

  • Les banques centrales des principaux marchés font face à une myriade de défis causés par la conjoncture de fin de cycle et les différends commerciaux en suspens.
  • Une guerre des tarifs pourrait perturber l’activité économique et bouleverser les marchés boursiers

Où trouvons-nous des occasions de placement mondiales?

  • Le taux de croissance des marchés émergents (ME) est deux fois plus élevé que celui des pays industrialisés et les titres des ME se négocient à fort escompte.
  • Le besoin d’améliorer les infrastructures existantes et d’en construire davantage est devenu une grande priorité dans les pays industrialisés et en développement.
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Les caractéristiques fondamentales soutiennent la croissance des marchés

La volatilité revient en force sur les marchés boursiers mondiaux après une période de calme sans précédent et tout porte à croire que d’autres soubresauts des marchés sont à prévoir. Mais pareilles fluctuations ne sont pas rares et peuvent représenter un retour à des conditions de marché plus normales dans une conjoncture d’excellentes caractéristiques fondamentales encore favorables aux actions mondiales.

Volatilité des marchés des dix dernières années, selon l’indice de volatilité du CBOE (VIX)
Source: Bloomberg, February 2018
Source : Bloomberg, février 2018



Après la période de vache maigre qui a suivi la crise financière, de nombreuses régions du monde semblent avoir remonté la pente dernièrement et repris le chemin de la croissance de façon synchronisée. Le Canada, les États-Unis et l’Europe ont tous enregistré une hausse de leurs PIB respectifs ces dernières années; même le Japon a connu huit trimestres consécutifs de croissance positive. L’activité manufacturière mondiale, par ailleurs, approche de son plus haut niveau depuis 2011, d’après les données récentes de l’indice manufacturier des gestionnaires en approvisionnement (PMI) pour janvier. Par le passé, cet indicateur de tendance avait atteint un sommet en moyenne 15 mois avant le début d’une récession, ce qui laisse présager qu’un ralentissement économique est loin d’être imminent.  

Une meilleure croissance économique mondiale contribue à des bénéfices plus sains, ce qui devrait continuer d’apporter un bon soutien aux actions. Les plus récentes déclarations de bénéfices trimestriels des sociétés cotées au S&P 500 sont exceptionnellement élevées et comportent le plus grand nombre de « dépassements » depuis le début de la collecte de ces données en 2000.

Tout cela nous amène à croire que le cycle actuel pourrait se poursuivre. Nous sommes conscients que plus la croissance est forte, plus il est difficile d’améliorer les rendements et cela entraîne un risque de perte, lorsque les statistiques économiques finissent inévitablement par décevoir.

Pour les détenteurs d’obligations, la conjoncture actuelle offre moins de certitude. Les taux plus élevés représentent un risque pour les obligations d’État, mais la catégorie des obligations à rendement élevé ne semble pas susciter de préoccupations majeures. La couverture des intérêts et les ratios de levier financier sont maîtrisés dans la plupart des cas et, bien que les écarts se soient fortement accrus dernièrement, les hausses de taux n’indiquent pas nécessairement la fin d’un cycle de marché; ils pourraient simplement marquer une pause avant l’atteinte de sommets cycliques au cours des mois à venir.

L’influence « imprévisible » du gouvernement sur les marchés financiers

L’un des plus gros défis auxquels font face les investisseurs aujourd’hui est le risque d’une hausse trop rapide des taux d’intérêt au moment où les banques centrales adoptent des politiques moins accommodantes, dans le but de continuer de contenir la croissance mondiale. Jusqu’à présent, ces efforts ont eu très peu d’impact, mais le risque de faux-pas quant aux politiques est toujours présent, ce qui pourrait perturber l’activité économique et bouleverser les marchés boursiers.

Les prochaines décisions de la Réserve fédérale améri- caine sont particulièrement intéressantes pour les mar-chés financiers. La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur six fois en un peu plus de deux ans, mais on s’attend à ce qu’elle poursuive son resserrement tout au long de 2018, si la conjoncture se maintient. Bien que les taux d’intérêt demeurent très bas, une menace d’inflation, comme celle survenue en février 2018, pourrait provoquer un repli boursier, compte tenu du fait que les taux obliga-taires et les indices de confiance sont tous deux élevés.

Taux effectif des fonds fédéraux des 10 dernières années
Source: Board of Governors of the Federal Reserve System (US), February 2018
Source : Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (É.-U.), février 2018

 

Le processus de prise de décision de la Réserve fédérale américaine est compliqué par la politique budgétaire auda-cieuse de l’Administration Trump et ses pourparlers continus avec ses partenaires commerciaux. Même si la réforme fis-cale adoptée récemment peut aider à soutenir les marchés financiers dans un proche avenir, elle pourrait mener à une surchauffe de l’économie et exercer des pressions inflation-nistes. Parallèlement, alors que les négociations sur l’ALENA ne sont pas résolues, on craint de plus en plus une perturba-tion des marchés boursiers nord-américains.

La Banque du Canada semble aussi obsédée par le commerce avec ses plus proches voisins. Un retrait des États-Unis de l’ALENA ferait probablement chuter le huard à court terme et ajouterait un élément de stress pour les consommateurs cana-diens. Compte tenu du fait que toutes les parties sont perdantes, dans une certaine mesure, quand une guerre com-merciale sévit, nous demeurons confiants que les pays con-cluront une entente équitable. Cependant, comme les élections au Mexique auront lieu en juillet, il est possible qu’on reporte une résolution éventuelle à la fin de l’année ou même en 2019.

Entre-temps, la Banque centrale européenne est aux prises avec la délicate tâche de prescrire une série de règles de poli-tique monétaire qui doit convenir à de multiples économies à différents stades de croissance. Dans l’ensemble, les condi-tions semblent relativement stables, même si la banque cen-trale n’a pas encore mis fin à ses mesures d’assouplissement de politique monétaire et que les négociations sur le Brexit continuent de miner la confiance des investisseurs. Par contre, la Banque du Japon semble déterminée à poursuivre ses achats d’actifs jusqu’à ce qu’une inflation soutenue se maintienne et elle n’a démontré aucune intention de changer une politique qui fonctionne bien, de son point de vue.

Où trouvons-nous des occasions de placement mondiales?

Nous croyons que les meilleures idées de placement se trouvent au-delà des frontières canadiennes et nous privilégions des portefeuilles largement diversifiés parmi diverses catégories d’actif, secteurs et régions. Ainsi, nous investissons de façon sélective dans des actions des États-Unis, de l’Europe et du Japon, ainsi que des ME, où les occasions sont appuyées par des évaluations attrayantes et des taux de croissance économique deux fois plus élevés que dans les pays industrialisés. 

Les économies des pays émergents comme la Chine, l’Inde et d’autres pays de l’Asie-Pacifique ne sont plus seulement axées sur les marchandises; elles sont de plus en plus diversifiées et dotées de plaques tournantes technologiques dirigées par une classe moyenne jeune et grandissante. Ce phénomène a donné naissance à des sociétés internet parmi les plus importantes et les plus rentables au monde, comme Alibaba Group Holding Limited et Tencent Holdings Limited.

Représentation de la capitalisation boursière des secteurs clés* de l’indice MSCI Marchés émergents
Source: MSCI, Thomson Reuters Datastream, HSBC calculations as of October 2017
Source : MSCI, Thomson Reuters Datastream, calculs de HSBC, octobre 2017

* Exclut les secteurs dont la représentation était inférieure à 5 % en 2007 et en 2017. Ainsi, l’immobilier (0 % en 2007, 3 % en 2017), les services aux collectivités (3 %, 3 %) et les soins de santé (2 %, 2 %) ne figurent pas dans le tableau.

 

Capitalisation boursière des secteurs des marchandises et des technologies de l’information (TI) dans les ME par rapport à l’ensemble des ME
Source: MSCI, Thomson Reuters Datastream, HSBC calculations, October 2017
Source : MSCI, Thomson Reuters Datastream, calculs de HSBC, octobre 2017

 

Outre notre préférence pour les placements mondiaux, nous estimons que les infrastructures sont une catégorie d’actif qui vaut la peine qu’on s’y intéresse. En raison de l’urbanisation croissante, du vieillissement de la population et des changements climatiques, la nécessité d’améliorer les infrastructures existantes et d’en construire davantage est devenue une grande priorité dans les pays industria- lisés et en développement.

Un peu partout dans le monde, bon nombre des plus grands investisseurs institutionnels et des régimes de retraite accordent déjà un pourcentage grandissant de leurs porte-feuilles aux infrastructures. L’attrait de ces actifs réels s’explique en grande partie par le potentiel de production de revenus réguliers et de flux de trésorerie à long terme qu’ils présentent, en plus des bienfaits de la diversification.

Les investisseurs de détail ont mis un certain temps à reconnaître le mérite des infrastructures, mais ils ont de plus en plus accès à la diversification et aux avantages de ce domaine à forte croissance, par l’entremise de titres de participation provenant d’émetteurs du secteur de la construction et de secteurs connexes du monde entier, notamment dans les télécommunications, les services aux collectivités, l’énergie et le transport.

 

Les commentaires que renferme ce document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général fondés sur de l’information disponible au 27 février 2018 et ne devraient pas être considérés comme des conseils personnels en matière de placement, une offre d’achat ou de vente de valeurs mobilières. Nous avons pris les mesures nécessaires pour assurer l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer et le gestionnaire n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement individuelles découlant de l’utilisation ou sur la foi des renseignements contenus dans ce document. Les investisseurs devraient obtenir les conseils spécialisés d’un conseiller financier.
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