le 5 décembre 2019 | Par: Andy Kochar, Tom Nakamura, Tristan Sones, David Stonehouse

Le conte de deux semestres

2.5 min de lecture

Les titres de créance à rendement élevé et ceux des marchés émergents semblent intéressants pour commencer l’année, mais il ne faut pas oublier complètement les taux.

 

Une combinaison de facteurs macroéconomiques a entraîné une baisse des taux pendant la plus grande partie de 2019, aboutissant à l’inversion de la courbe. Cependant, alors que nous amorçons une nouvelle décennie, il semble que le « gros du problème » lié à ces facteurs soit chose du passé.

Les tensions commerciales en Amérique du Nord et entre les États-Unis et la Chine, de même que les enjeux liés au Brexit au Royaume-Uni, sont peut-être sur le point d’être résolus ou d’amorcer une détente. En combinant ces préoccupations politiques au ralentissement de la croissance mondiale et à l’assouplissement des conditions monétaires par les principales banques centrales, il serait raisonnable d’entrevoir une hausse des taux des obligations du Trésor en milieu de cycle, comme les hausses observées au cours des cycles précédents. Nous sommes d’avis que le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans pourrait connaître une augmentation allant jusqu’à 100 points de base par rapport aux creux de septembre 2019 pour amorcer la nouvelle année, mais la suite est moins claire.

Bons du Trésor américain : une reprise par vague (1989-2016)
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Source : Bloomberg LP, au 26 juillet 2019. Les taux sont représentés par l’obligation du Trésor américain à 10 ans générique.

La réévaluation des taux sur les marchés du crédit devrait être considérée comme une occasion d’achat de titres à rendement élevé, dans ce contexte de croissance lente, mais positive, et de faible inflation. Certains marchés émergents ont été à la traîne, en raison principalement de problèmes commerciaux, de la vigueur du dollar américain et, plus récemment, de la faiblesse régionale sur les marchés latino-américains. Toutefois, une inversion de ces facteurs devrait être favorable dans l’ensemble, malgré le besoin pour de nombreux pays en développement de mettre en œuvre les réformes nécessaires, ce qui jusqu’ici a été difficile à réaliser.

Cependant, les obligations sensibles aux taux devraient subir les contrecoups de l’accentuation de la courbe à court terme. Entre autres dynamiques, les obligations d’État canadiennes pourraient afficher un meilleur rendement que les obligations américaines, étant donné que la Banque du Canada offre le taux de rendement le plus élevé sur les marchés développés et qu’elle ne voit pas l’appréciation du dollar canadien d’un bon œil. Bien que, pour le moment, les paramètres fondamentaux donnent à penser que les taux seront légèrement plus élevés, ces derniers sont peu susceptibles d’atteindre les sommets de la fin de 2018, car l’absence d’inflation notable dans le monde et la baisse de la production potentielle devraient empêcher toute hausse plus importante.

Toutefois, tout dépendra si les banques centrales sont tenues de resserrer leurs politiques en réponse à un rebond cyclique accéléré de l’économie, ou, au contraire, si elles sont tenues d’abaisser davantage leurs taux devant l’appréhension grandissante d’une récession en 2021.

S’il fallait choisir entre ces deux scénarios, nous dirions qu’il est plus probable que les taux renouent avec leur tendance baissière d’ici le second semestre de 2020. Bien que les prédictions quant au moment exact où cela se produira varient, la notion généralement reconnue voulant qu’une inversion de la courbe précède une récession a de solides antécédents dans l’histoire récente et doit être respectée. Cela dit, nous pensons également que, si les bonnes forces macroéconomiques sont réunies, la hausse des taux pourrait se prolonger au-delà du printemps; il s’agira de surveiller la situation à mesure que l’année avance.

 

Andy Kochar, gestionnaire de portefeuille et chef des titres de crédit mondiaux, Placements AGF Inc.

Tristan Sones, vice-président et gestionnaire de portefeuille, cochef de l’équipe des titres à revenu fixe, Placements AGF Inc.

Tom Nakamura, vice-président et gestionnaire de portefeuille, Stratégie des devises, cochef de l’équipe des titres à revenu fixe, Placements AGF Inc.

David Stonehouse, vice-président principal et chef des investissements nord-américains et spécialisés, Placements AGF Inc.

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