Cinq faits à retenir sur les obligations convertibles

Par : CHOIX JUDICIEUX • le 8 février 2019 • Finances personnelles

Les obligations convertibles offrent le meilleur des deux mondes.

Les obligations convertibles sont conçues pour procurer aux investisseurs l’occasion de profiter de participations quand les marchés sont haussiers et pour offrir une protection quand les actions sont à la baisse. Sur le plan historique, leurs rendements ont tendance à être plus élevés que ceux des obligations de sociétés, selon les données de Morningstar Direct, et ce, même si leur taux d’intérêt est inférieur.

Toutefois, peut-être en raison de leur complexité, bon nombre d’investisseurs peuvent ne pas savoir comment les intégrer à un portefeuille diversifié. Voici ce dont il faut tenir compte.

1. Qu’est-ce qu’une obligation convertible?

Elles sont les métamorphes parmi les titres à revenu fixe, parce qu’à différents stades de leur existence, elles peuvent être soit obligations, soit actions. C’est pourquoi on les appelle obligations convertibles.


2. Comment une obligation convertible se distingue-t-elle d’une obligation classique?

Toute obligation est essentiellement une garantie de paiement, puisque la société qui émet le titre de créance promet ainsi aux investisseurs de leur verser un intérêt selon un taux préétabli, en échange du prêt que l’investissement permet. Généralement, les obligations convertibles paient des coupons semestriels comme des obligations de société classiques, mais à un taux d’intérêt inférieur.

Les obligations convertibles diffèrent des obligations de sociétés du fait qu’elles comportent une option permettant de les convertir à un prix précis (le « prix de conversion ») en actions ordinaires de la société. Chaque obligation donne le droit à l’investisseur d’obtenir un nombre prédéterminé d’actions (le « taux de conversion »). 

Obligations convertibles contre obligations classiques
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Source : UBS, Octobre 2008. À des fins d’illustration seulement.


3. Quelles occasions présentent les obligations convertibles?

(a) Potentiel de rendement accru par rapport aux obligations classiques

Même si leurs taux d’intérêt sont inférieurs à ceux des obligations classiques, l’option permettant de convertir une obligation en action dans un contexte de marché haussier donne la possibilité de participer à la hausse grâce à cette action sous-jacente. Autrement dit, si le prix de l’action a surpassé le prix de conversion, il peut être préférable de convertir l’obligation en action ordinaire de la société. 

(b) Bonne protection en cas de baisse

Contrairement à une action, l’obligation convertible comporte une date d’échéance précise à laquelle l’investisseur recevra le montant correspondant au capital. Ainsi, une obligation convertible ne peut pas baisser autant qu’une action ordinaire.

(c) Sensibilité inférieure aux taux d’intérêt

L’historique des rendements démontre que les obligations convertibles se comportent davantage comme des actions que comme des obligations, lorsque les taux d’intérêt sont à la hausse. Dans l’ensemble, les obligations convertibles ont aussi prouvé qu’elles sont plus résistantes que les obligations classiques une fois que les taux d’intérêt ont augmenté. 

(d) Diversification accrue sans le risque généralement associé aux actions

Les obligations convertibles ont une corrélation imparfaite avec les actions et une corrélation encore moins accentuée avec les obligations classiques. Cette caractéristique procure un niveau de diversification et de protection supplémentaire dans un portefeuille – en plus de réduire la volatilité de l’ensemble du portefeuille.

Les rendements des obligations convertibles ont été supérieurs dans des conditions haussières
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Source : Bloomberg, Barclays Capital, le 9 février 2018. Cette perspective historique n’a pas pour but de fournir des données d’analyse prévisionnelle. Les rendements antérieurs ne garantissent pas les résultats futurs.

 


4. Quels risques comportent les obligations convertibles?

Depuis plusieurs années, les taux de défaut des obligations convertibles sont exceptionnellement bas et constamment plus encourageants que ceux de la catégorie à rendement élevé, selon les données de Moody’s Rating Service. Toutefois, si un émetteur fait faillite, les investisseurs qui détiennent des obligations convertibles se trouvent à un rang inférieur quand il s'agit de réclamer leur actif auprès de la société, par rapport aux investisseurs qui détiennent des titres de créance non convertibles. (Ils ont cependant une priorité supérieure dans la structure du capital à celle qui est associée aux actions).


5. Pourquoi tant d’obligations convertibles sont-elles sans cote?

Les émissions non cotées sont assez courantes sur le marché des obligations convertibles, mais cela ne signifie pas nécessairement que l’investissement soit de piètre qualité. Bien souvent, le coût que la société émettrice devrait assumer pour obtenir une cotation dépasse simplement le bénéfice qu’elle en retirerait.

 


Pour plus de renseignements sur les obligations convertibles, consultez votre conseiller financier ou visitez www.AGF.com/revenu.


 

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