Après une année 2025 prospère, les actions canadiennes semblent prêtes à poursuivre leur croissance
Après une année 2025 prospère, les actions canadiennes semblent prêtes à poursuivre leur croissance
Les principaux moteurs du marché boursier canadien, soit les banques, les sociétés de produits de base, de biens industriels et de technologies, demeurent bien positionnés pour l’avenir.
Dans les médias du secteur financier, il y a de nombreux débats sur la hausse du marché boursier américain en 2025, et la question de savoir si ces mouvements sont justifiés. Toutefois, au nord de la frontière entre les États-Unis et le Canada, le dénouement concernant l’indice composé S&P/TSX, qui a surpassé l’indice S&P 500 au cours des 11 premiers mois de l’année 2025, est tout aussi éloquent.
Les actions canadiennes peuvent-elles encore grimper après cette année exceptionnelle? À notre avis, oui. Nous estimons d’ailleurs que les perspectives pour le Canada sont meilleures que ce que bon nombre de participants au marché anticipent. La croissance des bénéfices devrait demeurer élevée, le gouvernement canadien est susceptible de prendre d’importantes mesures de relance budgétaire, et le renouvellement probable de l’accord commercial avec les États-Unis devrait aider les actions canadiennes à enregistrer une autre année positive. Les investisseurs peuvent-ils encore s’attendre à des rendements supérieurs à 20 % l’année prochaine? De tels rendements sont peu probables. Pourtant, les principaux moteurs du marché boursier canadien, soit les banques, les sociétés de produits de base, de biens industriels et de technologies, demeurent bien positionnés pour l’avenir. Tous bénéficient de facteurs favorables qui devraient permettre à l’indice S&P/TSX d’enregistrer d’autres résultats positifs en 2026.
La politique monétaire de la Banque du Canada (BdC) compte parmi ces facteurs favorables, mais après plusieurs baisses de taux en 2025 visant à stimuler l’économie et à compenser la baisse de l’inflation, il est possible que les baisses à venir soient beaucoup moins prononcées. Selon notre scénario de base, en 2026, les taux seront légèrement réduits ou ils resteront les mêmes pendant une période prolongée. Ces prévisions restent toutefois importantes pour les marchés, et surtout pour les institutions financières. Si les taux ne sont que légèrement réduits, les banques devraient quand même réaliser des bénéfices convenables en 2026; en revanche, si les taux sont fortement relevés ou réduits, les perspectives pourraient changer. Cependant, nous nous attendons à une année de stabilité relative des taux, ce qui est généralement avantageux.
Au niveau macroéconomique, après avoir ralenti en 2025, l’économie canadienne devrait croître un peu plus rapidement en 2026. On s’attend à une croissance modérée, et non à un essor spectaculaire. Les mesures de relance sur les plans monétaire et budgétaire devraient permettre une légère hausse de la croissance, qui serait suffisante pour aider les entreprises, mais toujours en deçà de la tendance à long terme du Canada. Par ailleurs, comme les réductions de taux seront probablement moins prononcées et que la Réserve fédérale américaine va probablement annoncer d’autres baisses de taux, le dollar canadien devrait se renforcer légèrement. La faible hausse des prix du pétrole, du cuivre et de l’or devrait également favoriser le dollar canadien, mais il faut s’attendre à une évolution en dents de scie plutôt qu’à une tendance stable.
Ce contexte favorable devrait avoir une incidence positive sur les bénéfices. Dans l’ensemble, nous nous attendons à ce que les bénéfices des sociétés de l’indice composé S&P/TSX augmentent à un rythme compris entre 8 % et 12 % environ. Les mesures de relance du gouvernement, l’amélioration du contexte de consommation entraînée par la baisse des taux d’intérêt et une résolution en ce qui concerne les droits de douane devraient amener une amélioration des tendances de croissance pour les entreprises canadiennes. La plupart des sociétés à grande capitalisation cotées au Canada se maintiennent dans une bonne situation financière; leurs bilans sont sains et elles disposent de capital excédentaire pour investir.
Étant donné que les marchés financiers s’ouvrent de plus en plus à des investissements supplémentaires, nous entrevoyons des occasions potentielles pour les sociétés qui cherchent à accroître leur présence au pays et à l’étranger. Après une excellente année 2025 pour l’indice composé S&P/TSX, les investisseurs mondiaux vont probablement chercher des marchés en croissance et à forte dynamique dans lesquels investir au cours de la prochaine année, et le Canada répond justement à ces critères.
Examinons de plus près quatre secteurs qui pourraient encore connaître une excellente année sur les marchés canadiens :
Finance
Les banques devraient enregistrer une croissance constante de leurs bénéfices en 2026. La demande de prêts devrait légèrement augmenter à mesure que l’économie se stabilisera, que la confiance des consommateurs augmentera et qu’une solution au conflit commercial avec les États-Unis aura pris forme. Les marges d’intérêt des banques devraient continuer de s’améliorer si la BdC n’assouplit que modérément sa politique. Selon nous, le marché de l’emploi se relèvera légèrement en 2026, ce qui aura pour effet d’améliorer la confiance des consommateurs et d’accroître les dépenses dans l’ensemble du pays. La demande de prêts personnels et commerciaux devrait suivre la même tendance, ce qui favorisera également les banques canadiennes.
Biens industriels
Le contexte d’exploitation du secteur des biens industriels devrait s’améliorer. La récession qui dure depuis plusieurs trimestres, dans le domaine du fret, semble sur le point de s’inverser, ce qui laisse présager une meilleure année pour le transport par chemin de fer et par camion. Les sociétés qui vendent leurs produits à des usines ou à des projets de construction au Canada et aux États-Unis devraient voir leurs commandes se stabiliser et leurs ventes augmenter lentement. Le coût des intrants devrait continuer de diminuer, ce qui contribuera à maintenir des marges plus élevées l’an prochain. Les secteurs moins vastes et plus spécialisés au sein des biens industriels (comme l’aérospatiale et la défense, ainsi que l’ingénierie/la construction) présentent encore de très bonnes perspectives.
Matériaux
L’année 2025 a été exceptionnelle pour le secteur des matériaux, et ces gains devraient se consolider en 2026. Le prix de l’or a monté en flèche en raison de la dépréciation du dollar américain et de préoccupations à l’égard des mesures de relance budgétaire sur la scène mondiale. À notre avis, le métal devrait s’apprécier l’an prochain, mais à un rythme beaucoup plus lent. Les sociétés aurifères sont bien placées pour tirer parti de la hausse des prix, mais après deux années consécutives de rendements exceptionnels, nous nous attendons à des gains beaucoup plus faibles pour les sociétés minières en 2026.
Énergie
L’année 2025 a encore été difficile pour le secteur de l’énergie. Le prix du pétrole est généralement demeuré dans une fourchette étroite cette année, et il devrait y rester, au moins au premier semestre de 2026. L’administration américaine veut que les prix baissent pour stimuler la consommation et l’économie américaine, et la capacité de l’OPEP+ continue d’augmenter. L’énergie est l’un des secteurs du marché les plus évités, et les perspectives à son égard sont particulièrement pessimistes. Cependant, cette situation crée une configuration intéressante pour les investisseurs en 2026, en offrant la possibilité de faire un véritable pari à contre-courant. Des problèmes d’offre ou une reprise de la demande sous l’effet de l’amélioration de la croissance à l’échelle mondiale pourraient soudainement propulser le secteur de l’énergie au rang de grand gagnant. Nous sommes à l’affût de tels catalyseurs.
Bien entendu, cette vision généralement favorable des actions canadiennes n’est pas dénuée de risques. Si les tensions commerciales s’intensifient (de nouveau), si la croissance mondiale ralentit ou si l’inflation réapparaît, les bénéfices et, par conséquent, les cours pourraient baisser. Un ralentissement économique plus marqué nuirait également aux banques et aux secteurs cycliques. Ce sont les risques de baisse, mais des risques de hausse existent également : une croissance mondiale plus rapide que prévu, un fort rebond des prix des produits de base ou un rythme d’assouplissement plus énergique de la BdC pourraient stimuler les bénéfices des sociétés et les cours boursiers.
Dans l’ensemble, toutefois, 2026 devrait être une bonne année (mais peut-être pas une année exceptionnelle) pour les actions canadiennes. Après une année 2025 prospère pour la plupart des secteurs cycliques, nous sommes d’avis que l’élan se poursuivra au premier semestre, en partie parce que la banque centrale et le gouvernement fédéral continueront probablement de soutenir l’économie en attendant une résolution du conflit commercial avec les États-Unis. Les entreprises canadiennes sont bien positionnées, elles disposent de bonnes ressources financières et elles sont prêtes pour la croissance qui les attendra en 2026, lorsque la situation des négociations commerciales sera plus claire.
Mike Archibald agit à titre de gestionnaire de portefeuille de stratégies axées sur les actions américaines, mondiales et canadiennes de croissance de Placements AGF. Il fait appel à une démarche d’investissement ascendante et utilise des données quantitatives, fondamentales et techniques afin de cerner les sociétés dont les bénéfices suivent une croissance et un élan vigoureux, dont la direction est très compétente et dont le flux de trésorerie disponible est considérable.
M. Archibald s'est joint à l'équipe de Placements AGF en 2015, à titre de gestionnaire de portefeuille adjoint spécialisé dans la recherche, l'analyse et la sélection d'actions nord-américaines. Avant de se joindre à Placements AGF, il était gestionnaire de portefeuille à Aurion Capital Management Inc., où il était responsable de la recherche, de la sélection de titres et de la gestion de portefeuilles de placements en actions pour des régimes de pension. Auparavant, il a travaillé à CPMS (Computerized Portfolio Management Services), une société spécialisée en recherche sur les valeurs mobilières fournissant des données fondamentales et quantitatives sur des placements à des gestionnaires de fonds institutionnels et de détail.
Mike Archibald est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en administration des affaires de l’Université Wilfrid Laurier. Il est analyste financier agréé (CFA®) et possède également les titres CMT et CAIA.
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